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L’IA est déjà dans vos équipes. Mais est-elle sous contrôle ?

5 mai 2026 par
L’IA est déjà dans vos équipes. Mais est-elle sous contrôle ?

L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans le quotidien des entreprises québécoises. Que ce soit pour rédiger du contenu, améliorer le service à la clientèle ou accélérer certaines analyses, des outils comme ChatGPT offrent des gains de productivité indéniables.

Mais cette adoption rapide cache une réalité plus délicate : dans bien des cas, l’utilisation de l’IA se fait sans cadre clair, sans politique interne et sans réelle réflexion sur les impacts en matière de protection des renseignements personnels.

Et c’est là que le risque commence.

Le problème n’est pas l’outil. C’est l’absence de règles.

Car la Loi 25 du Québec ne fait aucune distinction entre une erreur humaine, un mauvais réflexe ou l’utilisation d’un outil technologique. Dès qu’une donnée personnelle est mal utilisée, exposée ou partagée sans encadrement adéquat, la responsabilité revient à l’entreprise.

Dans les faits, plusieurs pratiques courantes passent complètement sous le radar. Un employé qui copie-colle des informations clients dans un outil d’IA pour gagner du temps. Un gestionnaire qui demande un résumé d’un document interne contenant des renseignements sensibles. Une équipe marketing qui utilise des cas réels pour générer du contenu. Ces gestes semblent anodins, mais ils peuvent, dans certains contextes, contrevenir aux obligations légales.

“Le plus grand risque n’est pas l’IA elle-même, mais l’illusion de contrôle que l’on croit avoir sur son utilisation.”

Un risque invisible… jusqu’au jour où il ne l’est plus

Le plus préoccupant, c’est que ces situations ne déclenchent aucun signal d’alarme immédiat. Il n’y a pas toujours de fuite visible, pas d’incident spectaculaire. Pourtant, le risque est bien réel.

Et en cas de problème, les organisations doivent être en mesure de démontrer qu’elles ont mis en place des mesures concrètes pour protéger les données. À défaut, elles s’exposent à des conséquences légales et à une atteinte à leur réputation.

L’illusion de conformité : un faux sentiment de sécurité

Avoir une politique de confidentialité à jour ou avoir nommé un responsable interne ne suffit plus. La conformité exigée aujourd’hui est opérationnelle. Elle repose sur ce qui se passe réellement sur le terrain, dans les gestes quotidiens des équipes, et désormais, dans leur utilisation de l’intelligence artificielle.

Pendant ce temps, les autorités comme la Commission d’accès à l’information du Québec renforcent progressivement leurs attentes et leur vigilance. Les entreprises ne peuvent plus se contenter d’être passives face à ces enjeux.

Encadrer sans freiner : le vrai défi

Cela ne signifie pas de ralentir l’innovation. L’objectif est plutôt de permettre une utilisation éclairée, responsable et sécurisée de l’IA. Les organisations qui prennent une longueur d’avance sont celles qui instaurent des balises claires, qui sensibilisent leurs équipes et qui évaluent les risques avant qu’un incident ne survienne.

La seule question qui compte

Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si votre entreprise utilise l’intelligence artificielle. Elle l’utilise probablement déjà, d’une manière ou d’une autre.

La vraie question est la suivante : avez-vous réellement le contrôle sur la façon dont elle est utilisée?

Parce qu’en matière de protection des renseignements personnels, ce sont rarement les grandes décisions stratégiques qui posent problème, mais bien les petits gestes du quotidien.

Et ce sont précisément ces gestes que la Loi 25 vous oblige désormais à encadrer.

L’IA est déjà dans vos équipes. Mais est-elle sous contrôle ?
5 mai 2026
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